
L'Étranger
| Livre de poche
En stock
(0 Avis )
Noté 0 sur 5
7.60€
Livraison partout en France
Règlement sécurisé
Résumé
Avis
Infos sur l'auteur(e)
ISBN-13: 9782070360024
"C'est alors que tout a vacillé. La mer a charrié un souffle épais et ardent. Il m'a semblé que le ciel s'ouvrait sur toute son étendue pour laisser pleuvoir du feu. Tout mon être s'est tendu et j'ai crispé ma main sur le revolver. La gâchette a cédé, j'ai touché le ventre poli de la crosse et c'est là, dans le bruit à la fois sec et assourdissant, que tout a commencé. J'ai secoué la sueur et le soleil. J'ai compris que j'avais détruit l'équilibre du jour, le silence exceptionnel d'une plage où j'avais été heureux." L'étranger est le premier roman d'Albert Camus.
Avis des lecteurs
{{ reviewsTotal }}{{ options.labels.singularReviewCountLabel }}
{{ reviewsTotal }}{{ options.labels.pluralReviewCountLabel }}
{{ options.labels.newReviewButton }}
{{ userData.canReview.message }}
Albert Camus, né le 7 novembre 1913 à Mondovi, dans le département de Constantine (aujourd'hui Dréan, wilaya d'El Tarf), en Algérie, alors territoire français, et mort dans un accident le 4 janvier 1960 à Villeblevin (Yonne), est un philosophe, écrivain, journaliste militant, romancier, dramaturge, essayiste et nouvelliste français, lauréat du prix Nobel de littérature en 1957.
Né sur la côte orientale de l'Algérie, à proximité de Bône (aujourd'hui Annaba), de parents pieds-noirs, Camus passe son enfance dans des quartiers pauvres et populaires. Grâce à son instituteur Louis Germain, il est admis au Grand Lycée d'Alger, puis entre en hypokhâgne à l'université, où Jean Grenier devient son professeur de philosophie. Sa santé, fragilisée par la tuberculose, l'empêche cependant de poursuivre une carrière universitaire. Après des débuts journalistiques et littéraires et la publication de deux de ses œuvres majeures, L'Étranger et Le Mythe de Sisyphe, il s'engage dans la Résistance française lors de l'Occupation et devient, à la fin de 1943, rédacteur en chef du journal Combat.
Son œuvre comprend des pièces de théâtre, des romans, des nouvelles, des films, des poèmes et des essais dans lesquels il développe un humanisme sceptique et lucide[réf. nécessaire] fondé sur la prise de conscience de l'absurde, de la condition humaine et de la révolte. Cette révolte conduit à l'action et à la recherche de justice, donnant ainsi un sens au monde et à l'existence[réf. nécessaire]. L'œuvre de Camus a contribué à la diffusion de la philosophie de l'absurde. Bien qu’il soit parfois rattaché à l'existentialisme, dans la mesure où l'« l'absurde camusien » répond également au nihilisme, Camus a toujours refusé d’être réduit à ce courant.
Internationaliste réformiste, moraliste, abolitionniste, proche des courants libertaires, il prend position sur l'indépendance de l'Algérie et sur ses rapports avec le Parti communiste algérien, qu'il quitte après deux ans. Il dénonce les inégalités et la misère touchant les populations Berbères d'Afrique du Nord, notamment les Kabyles, tout en s'opposant aux stéréotypes du pied-noir exploiteur. Il défend également les Espagnols exilés antifascistes, les victimes du stalinisme et les objecteurs de conscience. En marge des courants philosophiques, Camus se définit avant tout comme « témoin de son temps » et lutte contre les idéologies et abstractions qui détournent de l'humain. Il s'oppose ainsi au libéralisme, à l'existentialisme et au marxisme. La publication de L'Homme révolté en 1951, où il critique la légitimation de la violence et adopte une position antisoviétique, lui vaut l'hostilité d'intellectuels communistes et marque sa rupture avec Jean-Paul Sartre.
En janvier 1960, Camus meurt dans un accident de voiture alors qu'il se rend à Paris avec Janine, Anne et Michel Gallimard, à l'âge de 46 ans. Il laisse derrière lui une partie de son œuvre inachevée.
author_bio





